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  • Josse Roussel
    Actualité Josse Roussel (Responsable du Département Finance de l'ebs)

  • - 1) J.Roussel (2008), « Une nouvelle lecture du talent à l’aune de l’approche capital humain », in J.M Peretti (eds), Tous talentueux, Editions d’Organisation. (en coll avec A. Guillard)

    L’approche capital humain introduit quant à elle une mesure davantage stratégique du talent : ce dernier, inséré dans un ensemble de procédures organisationnelles critiques, doit « activer » les ressources organisationnelles (procédures, méthodes, routines, etc.) pour se révéler pleinement. Aussi, entraîne-t-elle un nouveau type d’évaluation des compétences. Les managers ne sont plus évalués seulement sur la base de leur fiche de fonction (méthode classique), mais sur celle de leurs compétences clefs par rapport à la stratégie de l’entreprise et sa déclinaison en matière de capital humain. La force de ce type d’évaluation est de renforcer la cohérence entre le pilotage de l’entreprise, celui du capital humain et le management des talents.

    - 2) J. Roussel (2009), « L’impact des NTIC sur la chaîne de valeur : état des lieux et analyse du cas des services financiers et de l’assurance. », Revue du management électronique, vol 22, n°1. (en coll avec A. Guillard)

    Les Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), dans le sillage de la vague Internet, ont apporté beaucoup de promesses de transformation des systèmes économiques et organisationnels. A côté du commerce électronique et des réseaux de communauté, elles ont profondément investi l’univers des entreprises en introduisant de nouvelles pratiques au sein de la plupart de leurs activités et fonctions, qu’elles soient opérationnelles ou administratives. Certains ont conclu à un nouveau management appelé management. Avec le recul de quelques années, il convient de faire le point sur l’état réel de ce nouveau management : en quoi, et jusqu’à quel point, les TIC ont-elles modifié la chaîne de valeur classique de l’entreprise ? Quels sont les impacts sur les systèmes de management et d’information et les modes d’organisation ? Nous examinons cette question à partir de notre expérience du cas spécifique des services financiers et de l’assurance, au travers de l’introduction de la dématérialisation et des workflows qui constituent un enjeu majeur aujourd’hui en matière d’évolution de la chaîne de valeur et de préservation d’un avantage compétitif.

    - 3) J. Roussel (2009), « L’approche capital humain au service de la gestion prospective des talents », allocution au colloque La prospective des métiers au service du management et de la GRH, 16 mars 2009, ESSEC. (en coll avec A.Guillard)

    La gestion des talents a suscité beaucoup d’engouement il y a quelques années et a donné lieu dans la plupart des entreprises à la mise en place de dispositifs organisationnels dédiés (processus, fonction et outils). Le management des talents est devenue une question de direction générale.

    Pourtant, force est de constater aujourd’hui que la gestion des talents souffre encore de beaucoup d’insuffisances et reste loin d’une approche capital humain, au moins sur trois points majeurs : d’une part, le caractère le plus souvent « tactique » et très court termiste des dispositifs, et par là-même manquant d’une vision stratégique connectée aux enjeux business et de long terme. Ensuite, l’attention portée au top management, qui a pu créer un effet de discrimination, écartant du « capital humain » le middle management et les employés, deux composantes essentielles pourtant de création de valeur. Enfin, le manque de prise en compte des facteurs contextuels spécifiques, en particulier les composantes organisationnelles, entrant en jeu dans la construction des talents. In fine, c’est la question de l’efficacité de nombreux dispositifs qui s’est trouvée posée.

    Cet article montre en quoi l’approche capital humain peut permettre de revisiter en profondeur la gestion des talents tant sur le plan de ses fondements que de ses déclinaisons opérationnelles, et aboutir à une meilleure efficacité. Nous développons à ce sujet quelques exemples d’apports significatifs comme la compréhension de la dépréciation des talents. Nous terminons sur un examen des prérequis et conditions nécessaires de mise en œuvre de cette approche ambitieuse et innovante.

    - 4) J. Roussel (2009), « Le succès de la notion de capital humain en GRH : analyse critique et mise en perspective pour l’audit social. », communication acceptée pour la 11éme Université de Printemps de L’Institut International de l’Audit Social, 30 et 31 mai, Sidi Fredj, Algérie. (en coll avec A. Guillard)

    Cet article s’interroge sur la réalité et la solidité du concept de capital humain aujourd’hui utilisée science de gestion et abondamment repris en gestion des ressources humaines. Il cherche à éclairer le paradoxe entre, d’un côté, le grand succès du concept auprès des journalistes, consultants et professionnels des RH, de l’autre, les limites de nature épistémologique, éthique et pratique auxquelles il est confronté. Pour éclairer ce paradoxe, nous commençons par retracer la généalogie de cette notion en faisant appel à la théorie des conventions, que nous détaillons, pour expliquer comment, en dépit de ses limites, le concept de capital humain, au travers de la relation d’emploi, trouve pleinement sa place dans la recherche en GRH. En nous appuyant sur la théorie du philosophe Gibbard et les travaux de Boudon, nous cherchons ensuite les raisons qui fondent la convention du capital humain. Nous concluons sur les perspectives intéressantes que peut retirer selon nous l’audit social de l’analyse comparée des conventions de capital humain prévalent dans les pays développés.

  • Ateliers IREBS
    Compte-rendu de l’atelier du vendredi 12 mars 2009

  • Chers collègues, lors du dernier atelier, nous avons eu le plaisir d’assister, après un plateau repas, à la présentation de notre collègue Silvia Cacho-Elizondo accompagnée de son co-auteur Vessélina Tossan. Ladite présentation portait sur une communication exposée en mars 2008 lors du colloque sur l’entrepreneuriat organisé par L'OCRE (Observatoire et Centre de Recherche en Entrepreneuriat), le centre de recherche de l’EDC.

    Les travaux en question visent à explorer les perceptions de jeunes fumeurs français au sujet d’un accompagnement par téléphone mobile conçu pour les aider à arrêter de fumer. La jeune entreprise à l’origine du projet propose déjà des services à distance liées à la santé (signaler par exemple, la prise de son médicament à une personne).

    Pour l’aider à concevoir son offre, cette étude s’appuie sur des entretiens individuels et collectifs auprès d’étudiants et de jeunes salariés fumeurs, tous membres d’une école de commerce. En effet, plus l’arrêt de tabac se fait tôt, plus la santé à terme est préservée.

    Quatre sujets ont alors été abordés :

    - a) l’expérience de consommation du tabac,

    - b) les intentions et tentatives passées de sevrage,

    - c) les actions de sevrage envisagées,

    - d) les attitudes envers un système d’accompagnement sur mobile.

    L’échantillon de convenance a permis de segmenter les fumeurs en trois catégories : fumeurs légers, fumeurs moyens et gros fumeurs dont les attitudes vis-à-vis du sevrage du tabac et du style de messages à recevoir diffèrent sensiblement.

    Cette présentation fort intéressante a été très appréciée par l’auditoire. Il est vrai que dans notre pays qui compte pas moins de 13,5 millions de Français et dont le tabac est considéré comme la première cause de mortalité pouvant être évitée, cette étude prend tout son sens.

    Un grand merci à Silvia et Vessélina ainsi qu'à notre école.

    Marc AMBLARD - Coordinateur de l'IREBS, centre de recherche de l'EBS Paris

  • Ateliers IREBS
    Compte-rendu de l’atelier du vendredi 13 février 2009

  • Chers collègues, lors du dernier atelier, nous avons eu le plaisir d’assister aux présentations de nos deux collègues Angelo Riva et Sébastien Lemeunier, tous deux menant des travaux en finance.

    Durant toute la première partie de la séance, Angelo exposa les raisons qui ont rendu la Bourse de Paris, alors deuxième marché au monde, vulnérable au risque de contrepartie, généré par la faillite des brokers au 19ème siècle. L’institution était à cette époque un marché où les négociations se déroulaient à terme, ce qui la rapproche des marchés des produits dérivés d’aujourd’hui. Comme ceux-ci, elle était dotée d’un fonds commun pour gérer les conséquences de la faillite d’un broker. A partir des archives de la Bourse de Paris, l’auteur a alors reconstruit les données concernant les brokers et les autres variables financières pertinentes, dont une proxy pour la mesure des volumes. Ces variables lui ont permis d’examiner l’impact de trois ordres de facteurs qui peuvent déterminer la faillite d’un broker : chocs systémiques, excessive prise de risque induite par l’aléa moral et enfin, les chocs idiosyncrasiques. Différents tests économétriques ont ainsi contribué à évaluer l’effet de la structure du fonds commun sur la probabilité de faillite des brokers.

    Sébastien, le second auteur, s’interroge pour sa part, sur la qualité des recommandations prodiguées à leurs clients par les conseillers financiers compte tenu du conflit d’intérêts qui peut les opposer dans le cadre de la vente des fonds aux Etats-Unis. En supposant que le broker est un agent rationnel et qu’il cherchera systématiquement à maximiser son niveau de rémunération, quelque soit l’intérêt de son client, l’auteur étudie le processus de choix. A partir d’un contexte sans risque, il développe son analyse dans une situation risquée en considérant l’investisseur et son instabilité dans le fonds comme un actif risqué pour le vendeur. Cette démarche offre l’intérêt d’extraire et de faire varier tous les paramètres affectant les critères de choix du vendeur.

    Ces deux présentations n’ont pas manqué de susciter un grand nombre de remarques, questions et autres échanges constructifs avec les autres membres présents de l’IREBS.

    Nous remercions vivement les deux auteurs.

    Marc AMBLARD

  • Silvia Cacho-Elizondo
    Actualité Enseignant-Chercheur EBS : Silvia Cacho-Elizondo

  • - A participé à la 8th International Marketing Trend Conference sponsorisée par le Premier ministre de France et organisée par l’Università Ca’Foscari Venezia et l’ESCP-EAP les eu du 15 au 17 janvier 2009.

    - La première journée était dédiée au Marketing Strategy Forum autour du thème central : How to prepare the after crisis ?.Trois autres sessions ont suivies simultanément sur : 1) la stratégie produit (How to drive the future of innovation ? ), 2) la stratégie communication (How to create a new relatioship with the customer ? ) et, 3) l’industrie de la santé (Healthcare Industry : What new Strategic Issues ?).

    - Dr. Silvia Cacho-Elizondo a présenté un papier en collaboration avec Dr. Leïla Loussaïef, qui s’intitule : The impact of sustainable development initiatives on consumers’ relationship with retailers : An exploratory study of French Food Retailers. Dans ce projet de recherche, nous avons étudié la façon dont les jeunes consommateurs perçoivent les actions de développement durable entreprises par les enseignes de grande distribution alimentaire et l’impact de ces actions sur la relation qu’ils entretiennent avec l’enseigne.

    - De nouvelles communications sont en cours notamment auprès de l’European Marketing Conference (EMAC 2009, Nantes ; 26-29 mai 2009) et pour la 2ième journée sur les relations entre industrie et grande distribution alimentaire (ComIndus, Montpellier ; le 2 avril 2009).

  • Angelo Riva
    Actualité Enseignant-Chercheur EBS : Angelo Riva

  • - World economic History Congress, Utrecht (Pays-Bas)
    Le 5 août 2009 Dr. Angelo Riva présente l’article: Oosterlink K. – Riva A., « The stock exchange externality puzzle: evidence from the French Stock Exchanges during World War II », au. (Kim Oosterlink est Professeur de sciences économiques à la Solvay Business School – Université Libre de Bruxelles)

    - The Ambiguities of Short Selling: Liquidity or Speculation ? Lessons from the Nineteenth Century Paris Stock Exchange
    Le 16 Juillet 2009 Dr. Angelo Riva présente l’article « The Ambiguities of Short Selling: Liquidity or Speculation ? Lessons from the Nineteenth Century Paris Stock Exchange » [co-écrit avec Paul Lagneau-Ymonet (Université Dauphine et EHESS] au 21st Annual Meeting of the Society for the Advancement of Socio-Economics “Capitalism in crisis”, Sciences Po – Paris, 16 – 18 juillet 2009.

    Abstract:

    Tensions between providing liquidity to the markets and unleashing speculation have been a crucial feature of financial activities. Short selling has always stood for the very crux of this matter. Nevertheless the underlying dynamics of these tensions change overtime.
    The ongoing international financial crisis has, at least temporarily, modified the common perception and the regulatory framework concerning this type of operations: from complete legitimacy and full legality to challenged legitimacy and constrained legality. Short selling is all the more contentious in bear markets. Under politicians’ pressure eager to show their commitment to cope with the financial distress, regulators around the world have considered short selling as fuelling the collapse of securities prices and they have banned it. These measures weaken hitherto triumphant theoretical wisdom, according which liquidity provides market stability.
    Paradoxically enough, in the aftermath of the 1882 krach, the French government legalized short selling, in order to stabilize the Paris Bourse, of which unique character at that time – primarily a forward market – contrasted its rivals in London and New York. This early legal recognition ended long-lasting debates on the legitimacy of this sort of financial operation. Actually, the Paris Bourse stabilized during the last three decades before the First World War. The mainstream interpretation would be that legalization of short-selling improves market stability. In fact, this improvement was not only the result of legalization, but also the product of converging trends tightening formal as informal rules on the Paris financial markets and their operators.

    - Long Run Consequences of German Occupation on French stock Exchanges

    Le 19 Juin 2009 Dr Angelo Riva présente la communication « Long Run Consequences of German Occupation on French stock Exchanges » au GHI Workshop on the Short and Long-term Economics Effects of German Exploitation in Occupied Countries during World War II, 18-20 Juin 2009, Washington D.C [co-écrit avec Kim Oosterlink (Solvay Business School – Université Libre de Bruxelles]

    Résumé :
    Dans cet article, nous démontrons que l’Occupation allemande a retardé la consolidation des bourses françaises (1991) d’au moins un demi-siècle. D’une part, la séparation de la France en deux zones et, d’autre part, les changements institutionnels mis en place par les Allemands et conservés après la Libération ont déterminé un renouveau d’activité dans les bourses de province, presque inexistante pendant les années 1930. Bien que rapidement réduite, l’activité des bourses de province après la guerre demeure à des niveaux significativement plus élevés qu’auparavant. Cette activité est protégée par les nouveaux régulateurs et le nouveau cadre institutionnel qui atténuent remarquablement la compétition de la Bourse de Paris sur les bourses régionales.

    - EURHISTOCK Congress - Madrid (Universidad Carlos III)
    Le 25 avril 2009 Dr. Angelo Riva présente la communication: « Measuring stock market activity over the long run », au (European Stock Markets in Historical Perspective).

    - 2nd Financial Risks International Forum “Risk management & financial crisis” Paris
    Le 20 mars 2009 Dr. Angelo Riva présente l’article: Riva A. – White E., « Danger on Exchange: Counterparty Risk on the Paris Stock Exchange in the XIX Century ». (Eugene White est Professeur de sciences économiques à la Rutgers University – NJ (USA)).

    Abstract:
    In this paper, we investigate why the Paris Bourse, the second most important European exchange of the nineteenth century was particularly vulnerable to counterparty risk from the failure of its member brokers. Primarily a forward market, the Bourse shared the basic characteristics of today’s derivatives exchanges, including a mutual guarantee fund to manage the consequences of a broker’s failure. Drawing on the records of the exchange and its fund, we have assembled data on brokers and constructed a proxy for volume that enables us to examine three classes of factors that caused brokers to fail: systemic shocks, excessive risk taking induced by moral hazard, and idiosyncratic characteristics. Employing a duration model to this panel data permits us to determine whether the structure of the Bourse’s guarantee fund contributed materially to brokers’ failure and liquidity crises.

    - 2nd Financial Risks International Forum “Risk management & financial crisis” Paris
    Le 19 mars 2009 Dr. Angelo Riva présente l’article: Hautcoeur P. C. – Riva A., « The Paris Financial Market in the 19th Century: an efficient multi – polar organization? » (Professeur Pierre-Cyrille Hautcoeur est directeur d’étude à l’EHESS)

    Abstract:
    The literature in financial history usually considers London as the only centre of the late 19th century’s financial globalization, and explains it at least in part by the efficient organization of the London Stock Exchange (LSE). The LSE is characterized as having been a softly regulated market, where entry was easy both for traders and issuers [Michie (1998), Neal (2004), White (2006)]. The LSE microstructure is also considered as the natural and optimal one by much of the theoretical literature on stock markets, which argues that free entry decreases transaction costs and increases both liquidity and diversification, resulting in economies of scale and externalities attracting traders, issuers and investors. Our paper tries to explain why the Paris Bourse was able to be so successful in spite of the supposedly inefficient monopoly and regulations that the State imposed it. We focus on the fact that the Paris market actually included several different market organizations: the Parquet (the official Bourse, organized by the agents de change), the Coulisse, the Marché libre, and inter-bank direct operations. We argue that this multi-polar organization, was efficient, relying on the specialization it allowed, and the complementarities it helped develop among markets. We incorporate in the discussion the recent theoretical literature that shows that no single market can satisfy the heterogeneous preferences of all issuers and investors, so that a multi-polar organization can be a superior solution.
    We demonstrate our claim by looking not only at the rules but also at the actual functioning of the Parquet thanks to its archives, which we recently classified. These archives also allow us to build new statistical series which permit evaluating the performances of the Parquet during the 19th century: volumes traded, seat prices, transaction costs, and operational risks. If one supposes that the Parquet was the least efficient segment of the Parisian market, this will provide us with a lower bound for the global efficiency of that market, which should be compared with other markets on similar concrete grounds.

    - Sciences Po Paris
    En plus de ses activités d’enseignant-chercheur à l’IREBS, Dr Angelo Riva assurer pour le 1er semestre 2009 un cycle de conférences hebdomadaires « Globalisation, Etats et marchés financiers » à Sciences-Po Paris.

    - Economic History Seminar - Oxford University, UK
    Le 10 février 2009, le Professeur Hautcoeur P.-C. & Dr. Riva A. présentent la communication suivante : « Is the Mifid directive right? Lesson from the XIX century France»