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EBS ParisLe blog des chercheurs à l'EBS Paris
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vendredi 11 juillet 2008

Le non-sens du salaire minimum - Valeurs actuelles, 20 juin, n° 3734, p. 26.

http://www.valeursactuelles.com/public/valeurs-actuelles/html/fr/articles.php?article_id=2791
Le non-sens du salaire minimum par Marc Amblard - Valeurs actuelles, 20 juin, n° 3734, p. 26.

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samedi 22 mars 2008

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE RECHERCHE DU 20 MARS 2008

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE RECHERCHE DU 20 MARS 2008

- Organisation des prochains ateliers

Il a été convenu d’adopter des thématiques plus appliquées et alternativement orientées vers le pôle marketing et le pôle finance, contrôle, audit et gouvernance. Les ateliers seront ainsi plus spécialisés. Quelques ateliers à vocation plus transversale pourront toutefois être organisés durant l’année.

- Ouvrage collectif

Le projet d'ouvrage collectif (Rationalités) se présente sous les meilleurs auspices. D’une part, parce que plusieurs membres de notre labo acceptent de signer un chapitre et d’autre part parce la direction de l’Ecole nous a accordé son soutien financier. Je l’en remercie vivement. D’autres chercheurs français nous rejoindrons pour nourrir cet ouvrage qui devra compter un minimum de dix chapitres. La reconnaissance par la communauté scientifique et les maisons d'édition est à ce prix. Sur ce dernier point, je n'ai pas encore cherché un éditeur mais cela ne devrait pas trop poser de difficultés compte tenu de l'universalité du sujet et surtout du financement qui me permettra de proposer le cas échéant une précommande à l'éditeur. J’ai néanmoins quelques pistes prometteuses. Toute l’équipe s’accorde à considérer que ce serait à n'en pas douter, une bonne opération de communication, surtout si on gère efficacement la sortie de l'ouvrage avec la presse. D'autant que le thème, à ma connaissance, n'a pas encore fait l’objet d'un collectif et surtout, il concerne un très large public, étudiants, professeurs et chercheurs. Il est même prévu d’organiser lors de sa sortie un colloque d'une journée où chaque auteur exposera sous forme de conférence son propre chapitre et animera une table ronde sur le sujet.

- Conférence sur la neuro-économie

Celle-ci devrait avoir lieu dans le cadre d’un de nos ateliers en mai ou juin ; j’attends la confirmation de l’économiste Olivier Oullier. Je vous informerai dans les prochains jours.

- Prochain atelier

Orienté marketing et prévu pour le vendredi après-midi 18 avril, il sera animé par Etienne Bressoud qui présentera sa prochaine communication

Marc Amblard, responsable de l'IREBS - Centre de recherche de l'EBS Paris.

dimanche 2 mars 2008

IREBS - EBS Paris : une nouvelle publication dans une revue classée HEC

LA REFORME DE LA NORMALISATION COMPTABLE FRANÇAISE : SIMPLE MODERNISATION OU RUPTURE PROFONDE ? LES PETITES AFFICHES – LA LOI , 397E ANNEE, 4 JANVIER 2008, N°4, par Grégory HEEM

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samedi 1 mars 2008

IREBS - EBS Paris : une nouvelle publication dans une revue classée CNRS

LA NORME IFRS2 : UN ECLAIRAGE CRITIQUE PAR LA THEORIE COMPTABLE - Marc AMBLARD

Revue Comptabilité, Contrôle, Audit (3ème catégorie CNRS)

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mardi 12 février 2008

Lecture critique de la politique française - Marc Amblard le 12 février 2008

Mes chers compatriotes,

je désespère de voir un jour la France surmonter ses archaïsmes, son corporatisme, ses préjugés, ses complexes, sa frilosité et surtout son incompréhension des mécanismes économiques. La réforme avortée des taxis en est, à son petit niveau, la parfaite illustration. Encore une profession qui a su s’organiser pour échapper à la régulation marchande et qui entend bien sauvegarder la protection dont elle jouit grâce au numerus clausus. A l’instar des cheminots, il y a peu, blocage des voies de circulation et empêchement des populations exposées ont suffit en deux manifestions à faire capituler le gouvernement avant qu’il ait pris la moindre décision à leur endroit. Le courage politique ne serait donc pas la principale qualité qui distingue nos gouvernements successifs. Il est d’ailleurs frappant de constater que les responsables des organisations professionnelles, à plusieurs reprises, ont brandi le spectre du chômage pour emporter l’adhésion de l’opinion publique. L’afflux de nouveaux taxis provoquerait irrémédiablement des faillites. Fort de ce raisonnement, il n’y a alors aucune raison pour ne pas encadrer et contingenter toutes les professions comme les agents immobiliers, les coiffeurs, les bouchers, les plombiers, les jardiniers, les transporteurs, les maçons, les marchands de fruits et légumes … Pourquoi ne pas instaurer pour chacun de ces métiers une autorisation préalable délivrée au compte-goutte à moins qu’on ne rachète la « charge » (comme la plaque du taxi) au professionnel qui souhaite en sortir. Ce serait là un bon moyen d’assurer une activité minimale aux quelques bénéficiaires. Surprenant raisonnement qui consiste à prétendre que la suppression des barrières à l’entrée d’un marché organisé entraînerait des pertes d’emploi. Encore un sophisme à mettre sur le compte de la mauvaise foi ou de l’inculture si répandue. Sans s’étendre sur les explications culturelles et historiques, la France n’a jamais fait réellement confiance au marché. Non pas qu’il faille le laisser totalement libre. Les plus libéraux d’entre nous sont conscients qu’un marché entièrement débridé est inacceptable en ce qu’il est producteur in fine d’effets de polarité désastreux : concentration des richesses entre les mains d’une minorité d’un part et prolétarisation des masses d’autre part. En ce sens, l’espace marchand doit être encadré et régulé afin d’éviter le faussement du jeu concurrentiel et les déséquilibres économiques qui se retourneraient à terme contre le marché lui-même. Nul ne conteste non plus, que si l’Etat est régulateur, il doit aussi être redistributeur pour permettre aux plus faibles de ne pas devenir miséreux. Le problème ici, c’est que notre Etat va bien plus loin que ses attributions régaliennes. Sous couverts d’intentions louables, les gouvernements et parlements successifs (avec l’assentiment, il faut le reconnaître de l’ensemble de la population) n’ont cessé de s’immiscer dans les relations contractuelles entre agents économiques pour protéger la partie la plus faible. L’intention est certes louable : qui peut rester indifférent devant l’infortune des sans-abri, des sans-emploi, de la PME fragile face à la multinationale tentaculaire, de l’employé modeste face à une puissante direction … ? Si la finalité peut sembler défendable en soi, les moyens le sont beaucoup moins. Et en fin de compte, l’intrusion récurrente de l’Etat dans le jeu des acteurs économiques finit par se retourner contre ceux qu’il voulait protéger. C’est alors l’ensemble de l’activité économique qui est peu à peu asphyxiée et la société civile qui souffre de ses effets pervers. Nous ne pourrions lister tous les exemples tant ils sont nombreux ; en voici néanmoins quelques uns :

- le SMIC. Il y a plus d’un demi siècle, le 1er Ministre de l’époque imposa qu’on ne pût payer un salarié en dessous d’un niveau minimal. Aujourd’hui, ce plancher représente un coût pour l’employeur égal à 1800 euros toutes charges comprises. S’il peut apparaître légitime dans son principe, il contribue pourtant à exclure du marché du travail toutes les personnes à formation ou expérience limitée dont la valeur ajoutée est inférieure à ce seuil. Quel employeur songerait à embaucher un salarié qui, du fait de ses moindres capacités, ne pourrait lui rapporter au moins ce qu’il coûte ? Une étude de l’INSEE avait justement montré en 2000 qu’une augmentation du SMIC de 10% détruirait environ 290 000 emploi à long terme. De son côté, l’OCDE, à plusieurs reprises, conseilla à la France, de revenir sur ce principe de salaire plancher. Rappelons aussi qu’en 2008, l’Allemagne ne l’a toujours pas instauré. Nous, français, préférons le chômage et l’exclusion à un petit revenu.

- La protection du locataire. Cela fait plusieurs années que s’amoncelle un ensemble de lois diverses pour assurer la protection du locataire : plafonnement du loyer, maintien dans les lieux de celui qui ne paie pas son loyer, surface minimale, condamnation des discriminations … La dernière en date étant la limitation du dépôt de garantie à un mois de loyer. Peu importe que les parties s’entendent sur les règles qu’elles instaurent entre elles, le bailleur qui enfreindrait la loi est de facto condamnable. Inutile de dire, que face à cette explosion de dispositifs, nombreux sont les propriétaires découragés qui renoncent alors à la mise en location de leurs biens. La très forte proportion de logements vide en est la meilleure illustration. Pour le plus grand malheur des prétendants à la location.

- La gratuité des études universitaires. Les droits d’inscription versés par les étudiants sont très faibles et sans rapport évidemment avec le coût réel des études. En dépit des apparences, ce principe est très injuste pour trois raisons. D’une part, il fait peser sur la collectivité, y compris les classes défavorisées, la charge d’un service qui bénéficie en bout de course à une fraction d’étudiants issus des catégories favorisées ; les statistiques en la matière sont claires. Première inégalité. Ensuite, la faiblesse des droits d’inscription ne permet pas aux universités de se doter des moyens nécessaires pour un service de qualité ; conséquemment, les jeunes dont les parents jouissent d’un pouvoir d’achat élevé délaissent de plus en plus le service public pour rejoindre les grandes écoles privés dotées de moyens bien supérieurs. Seconde inégalité. Enfin, la faiblesse des recettes universitaires empêche l’institution de mettre en place un véritable système boursier comme on peut l’observer dans d’autres pays développés. Les plus pauvres, dans leur grande majorité cessent alors très tôt leurs études. Même si le problème est éminemment plus complexe (il y a bien d’autres facteurs explicatifs), le bas niveau des bourses délivrées par les universités françaises ne contribue certainement pas à le résoudre. Troisième source d’inégalité.

- La protection des salariés. Le législateur sous la pression du gouvernement, n’a cessé de renforcer les droits du salarié notamment face au licenciement. Ainsi, tout est mis en œuvre pour priver le chef d’entreprise de sa liberté de licencier. S’il a tout le loisir d’embaucher, le droit l’empêche de réduire librement ses effectifs en faisant peser sur lui un coût très élevé. Peu importe la taille du carnet de commande ou la santé financière de l’entreprise, les salariés recrutés doivent y rester quoiqu’il arrive. Les manifestions qui ont suivi la création du contrat de première embauche (CPE) ont été, à cet égard, éclairantes. Je m’étonne vraiment qu’on n’ait toujours pas compris en France qu’un employeur ne peut, en amont, recruter du personnel si on ne lui permet pas en aval de s’en séparer en cas de difficultés. Les multiples obstacles au licenciement sont autant de freins à l’embauche. Ce n’est pourtant pas très compliqué mais le raisonnement n’a toujours pénétré l’esprit les responsables politiques comme celui de la majorité de nos citoyens.

Si notre pays se meurt ainsi de ce qu’on pourrait appeler le complexe du faible, elle souffre aussi du culte de l’immobilisme : l’énergie dont font preuve les groupes organisés, corporations ou syndicats est uniquement destinée à défendre des positions acquises. Ne pas céder, ne pas bouger, ne pas lâcher, ne pas s’adapter sont les maîtres mots. Toute réforme est suspecte. Lorsqu’on l’interroge, le français reconnaît l’impérieuse nécessité de réformer … mais chez le voisin.

Constat corollaire, l’initiative économique et la réussite sont déconsidérées et parfois dénoncées. Curieux pays tout de même qui encense la richesse transmise (les grandes familles …) et qui condamne implicitement la richesse acquise (les parvenus …). Résultat : la France est un des rares pays dits modernes qui cumulent deux caractéristiques peu louables : un Etat omniprésent et de très fortes inégalités sociales. Le premier se traduit par une fiscalité confiscatoire qui fait de notre pays une république totalitaire : avec un taux de dépenses publiques égal à 53% du produit intérieur brut (PIB), le citoyen français a perdu la liberté d’affecter plus de la moitié de la richesse créée par son travail. Celle-ci est captée, détournée par l’Etat et les organismes sociaux. Si encore l’usage qui en est fait était contrôlé et rigoureux, nous trouverions là une forme de compensation mais les scandales quotidiens prouvent qu’il n’en est rien. Les secondes se révèlent par de profondes fractures sociales. Inégalité devant le patrimoine : selon l’INSEE, les 10 % les plus fortunés disposent de près de 50 % de l’ensemble de la richesse du pays, les 50 % les moins fortunés, en possèdent moins de 10 % et 1 % de la population détient entre 14 % et 20 % du patrimoine total ; inégalités scolaires : parmi les élèves de terminale, 50% des enfants de cadres ou d'enseignants sont en section S, contre 20 % des enfants d'ouvriers non qualifiés ; panne de l’ascenseur social : les tables nationales de mobilité sociale en témoignent, il est statistiquement exceptionnel qu’un fils d’ouvrier ou employé devienne cadre et inversement, un enfant de cadre devient rarement un ouvrier ou un employé.

La France est-elle vraiment un pays formidable où il fait bon vivre ? Tout dépend du point de vue de celui qui l'observe, probablement. S’il y a neuf mois, j’ai nourri quelque espoir que cela change. Je suis aujourd’hui de plus en plus convaincu qu’il n’en est rien. Notre France est devenue une vieille monarchie anti-libérale, dispendieuse et très inégalitaire. En terme de PIB par habitant, nous sommes passés en quelques années, de la cinquième à la douzième place. Ce n’est, j’en ai bien peur, qu’un début. Il faut s’y faire ou partir…

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