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EBS ParisLe blog des chercheurs à l'EBS Paris

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samedi 22 mars 2008

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE RECHERCHE DU 20 MARS 2008

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE RECHERCHE DU 20 MARS 2008

- Organisation des prochains ateliers

Il a été convenu d’adopter des thématiques plus appliquées et alternativement orientées vers le pôle marketing et le pôle finance, contrôle, audit et gouvernance. Les ateliers seront ainsi plus spécialisés. Quelques ateliers à vocation plus transversale pourront toutefois être organisés durant l’année.

- Ouvrage collectif

Le projet d'ouvrage collectif (Rationalités) se présente sous les meilleurs auspices. D’une part, parce que plusieurs membres de notre labo acceptent de signer un chapitre et d’autre part parce la direction de l’Ecole nous a accordé son soutien financier. Je l’en remercie vivement. D’autres chercheurs français nous rejoindrons pour nourrir cet ouvrage qui devra compter un minimum de dix chapitres. La reconnaissance par la communauté scientifique et les maisons d'édition est à ce prix. Sur ce dernier point, je n'ai pas encore cherché un éditeur mais cela ne devrait pas trop poser de difficultés compte tenu de l'universalité du sujet et surtout du financement qui me permettra de proposer le cas échéant une précommande à l'éditeur. J’ai néanmoins quelques pistes prometteuses. Toute l’équipe s’accorde à considérer que ce serait à n'en pas douter, une bonne opération de communication, surtout si on gère efficacement la sortie de l'ouvrage avec la presse. D'autant que le thème, à ma connaissance, n'a pas encore fait l’objet d'un collectif et surtout, il concerne un très large public, étudiants, professeurs et chercheurs. Il est même prévu d’organiser lors de sa sortie un colloque d'une journée où chaque auteur exposera sous forme de conférence son propre chapitre et animera une table ronde sur le sujet.

- Conférence sur la neuro-économie

Celle-ci devrait avoir lieu dans le cadre d’un de nos ateliers en mai ou juin ; j’attends la confirmation de l’économiste Olivier Oullier. Je vous informerai dans les prochains jours.

- Prochain atelier

Orienté marketing et prévu pour le vendredi après-midi 18 avril, il sera animé par Etienne Bressoud qui présentera sa prochaine communication

Marc Amblard, responsable de l'IREBS - Centre de recherche de l'EBS Paris.

dimanche 25 novembre 2007

Atelier de recherche du 19 déc. 2007 - Le management responsable : une nouvelle approche de l’individu ?

Chers collègues,

nous nous retrouvons le 19 décembre à 14H pour un nouvel atelier de recherche consacré au management responsable et à la place de l'homme dans les sciences économiques et de gestion.

  1. Nous écouterons dans un premier temps notre collègue Nathalie Costa qui exposera ses travaux sur ce thème.
  2. Un aspect strictement méthodologique du problème sera ensuite abordé : de l'individualisme assumé au holisme refoulé.
  3. Nous débattrons enfin du nouveau classement CNRS et de son impact sur la stratégie de publication de l'IREBS.

Au plaisir de vous retrouver le mercredi 19 décembre.
Marc Amblard.

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Conférence le 15 novembre 2007 par Jean-Louis Caccomo, Maître de conférence à l’I.A.E. de l’université de Perpignan Via Domitia

La place de l’homme dans les théories économiques

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samedi 24 novembre 2007

Un nouvel article de notre collègue Grégory Heem

La communication sur les indicateurs de performance non définis en IFRS par les sociétés du CAC 40 - Revue Française de Comptabilité - Oct. 2007

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jeudi 15 novembre 2007

Le dernier billet de notre invité Jean-Louis Caccomo

Campus bloqués

Campus bloquésLa réforme des universités était annoncée dans le programme du candidat Sarkozy. Qu’il cherche à tenir ses promesses est une chose bien normale et parfaitement démocratique. On ne peut pas rejeter le verdict des urnes sous le prétexte qu’il fâche une infime minorité. Pourtant, une fois élu, le président de la République avait déjà bien édulcoré le projet initial de Valérie Pécresse, notamment après avoir rencontré les principaux syndicats étudiants, dans un souci d’apaiser les esprits ([1]). Mais encore faut-il avoir à faire à des esprits. Depuis quand les étudiants gèrent-ils l’université ? Les étudiants sont-ils les mieux placés pour savoir ce qui est bien pour l’université, et finalement pour eux ? Vont-ils bientôt décider eux-mêmes des contenus des cours et des notes qu’ils mettront à leurs propres copies ?

Comme beaucoup d’enfants gâtés, certains étudiants veulent toujours moins d’évaluation, moins de sélection, pas de redoublement, plus de droits, autant de sirènes démagogiques auprès desquelles des adultes responsables ne doivent pas succomber ([2]). Les parents vont-ils demander à leurs enfants comment il convient de les éduquer. Etre à l’écoute (des jeunes) n’est pas être aux ordres (des jeunes). Bien-sûr, ces étudiants vont me rétorquer qu’ils sont majeurs. Sans doute sur le papier ! Mais ils sont tout de même à la charge de la collectivité nationale tandis qu’un bon nombre vit encore chez leurs parents. On est majeur quand on est autonome... mais précisément, l'autonomie, ils n'en veulent pas et ils la redoutent. Alors tant que la collectivité leur financera des études, ils devront rendre des compte aux contribuables. C’est un devoir moral avant d’être une contrainte comptable dans le sens où il y a toujours des devoirs imposés en contrepartie de droits distribués.

Les pouvoirs publics ont tout de même rencontré les syndicats étudiants, faisant toutes les concessions demandées. Il s’agissait de rassurer les syndicats en vue d’acheter la paix sociale. Finalement, le projet d’autonomie a tellement été amendé que l’autonomie des universités françaises est renvoyée aux calendes grecques. Par contre, on a quand même les blocus. C’est bien la preuve que le dialogue social à la Française ne fonctionne pas, mais qu’il a lieu de plus au mépris des urnes et des électeurs. Dans le fond, ce « dialogue » de sourd est révélateur de dérèglements plus profonds et plus inquiétants.

Premièrement, il est cocasse qu’en France certains étudiants n’aient toujours pas compris que seuls les travailleurs sont en mesure de déclarer et faire une grève dans la mesure où ils ont un travail. Quand les cheminots font grève, cela bloque le pays. Mais quand des étudiants s’arrêtent d’étudier, personne ne s’en aperçoit, surtout s’ils se sont engouffrés dans des formations qui ne correspondent à aucune demande sociale. Dans ces cas là, l’intelligence et la modestie commandent de faire profil bas. On peut nuancer ce propos en considérant que les étudiants ont en réalité un métier : c’est celui consistant à étudier. En ce sens ce sont au minimum des « pré-travailleurs » ou de futurs travailleurs en train de constituer et forger leur stock de capital humain. Les enseignants ont pour métier d'enseigner. Les premiers sont donc « de passage » à l'Université tandis que les seconds y accomplissent leur vie professionnelle. Seuls donc les seconds devraient être admis à participer à la mise au point d'une réforme universitaire, quelle qu'elle soit ! Comment les Etudiants peuvent-ils raisonnablement participer à la réforme d'une institution dans laquelle nombre d'entre eux ne passent que 2 à 5 ans en moyenne ?

En tous cas, un étudiant n’est pas encore un travailleur, et il ne le sera jamais s’il ne se donne pas la peine de choisir des filières d’enseignement supérieur qui lui apporteront une réelle qualification ? Les étudiants les plus virulents sont inscrits dans des filières qui n’offrent aucune perspective de débouchés. Autrement dit, la collectivité se paie le luxe d’entretenir des individus dont l’utilité ne saute plus aux yeux (et c’est un doux euphémisme) alors qu’elle n’en a plus les moyens aujourd’hui.

Deuxièmement, partout dans le monde (civilisé), l’autonomie des universités est l’expression et la garantie de la liberté de l’enseignement supérieur et la condition du progrès des sciences et des connaissances ; mais c’est une liberté dans la responsabilité, celle-là même qui effraie nos anarchistes assistés. On ne peut plus développer en France des formations parking qui condamnent les étudiants au chômage au frais du contribuable : on plume ainsi les parents pour duper les enfants ! Les universités sont libres de proposer les formations qu’elles désirent du moment que ces formations s’autofinancent. Et elles s’autofinanceront dans la mesure où les bénéficiaires directs de ces formations universitaires – les étudiants, les fondations, les collectivités locales et les entreprises - seront disposés en assumer le coût.

Ces derniers seront d’autant plus disposés à en assumer le coût qu’ils considèreront que ces formations constituent un investissement pour eux, c’est-à-dire qu’elles apportent une réelle qualification, donc un emploi et une perspective de carrière pour l’étudiant, des compétences et des perspectives de résultats pour l’entreprise ou la collectivité.

Enfin, nous payons le prix de la démagogie et de la démission collective des adultes fascinés par un jeunisme qui est un aspect du politiquement correct ambiant (et qui conduit certains parents à être littéralement aux ordres de leurs enfants). Dans un passé encore récent, seule une minorité avait accès à l’université, ce qui n’était guère démocratique, il faut en convenir. Mais cette minorité éclairée remplissait les filières académiques qui faisaient la fierté de nos universités car c’est bien dans ces filières que se transmettaient, depuis des lustres, les savoirs les plus fondamentaux.

Aujourd’hui, le financement des études est pris en charge par le contribuable et les universités sont ouvertes à tous tandis que plus de 80 % des élèves de terminal obtiennent le baccalauréat. Or les filières académiques (en sciences physiques, sciences naturelles, droit et sciences économiques) se vident ; elles ne survivent que parce que nous « importons » des cerveaux étrangers (principalement en provenance des pays d’Asie et de l’Afrique) tandis que se multiplient des formations alibis pour accueillir ces bacheliers d’un nouveau type, qui fuient les savoirs fondamentaux jugés difficiles.

Et c’est parce que nous nous sommes trop facilement laissés aller sur cette pente de la facilité immédiate que les universités françaises sont en train de sombrer dans les abysses de tous les classements internationaux.

Jean-Louis Caccomo,
Perpignan le 12 novembre 2007
http://caccomo.blogspot.com/
Voir aussi sur : http://www.quebecoislibre.org/07/071111-6.htm

Notes

[1] Le président Sarkozy avait rencontré les dirigeants de l’UNEF avant l’été, dans un élan d’ouverture, notamment en faisant toutes les concessions demandées par l’UNEF, ce qui revenait à vider de sa substance le projet initial de réformes des universités. Aujourd’hui, l’UNEF appelle à l’extension du conflit. Ainsi, ce syndicat ne respecte même pas sa propre parole, cherchant à récupérer un conflit manipulé et orchestré par l’extrême-gauche la plus radicale.

[2] A Perpignan, les plus virulents sont allés manifester devant les locaux du Medef et de la Maison de l'Entreprise pour chasser les patrons hors de l'université...

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