L’E3D

Le journal de l’Economie, du Droit et du Développement durable

n°1
Date : 15/12/2010
Fondé par le Département E3D de l’EBS

Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté.   Confucius

Editorial

Dr Martine Peyrard-Moulard
Dr Martine Peyrard-Moulard

L'E3D, le journal du Département Economie, Droit et Développement durable de l'EBS, a une vocation à la fois généraliste et pédagogique.

Il est destiné à favoriser notre participation à la vie économique, sociale et sociétale en apportant notre contribution à l’information et à la réflexion tout à la fois pluridisciplinaire et pluraliste mais aussi transversale dans nos trois domaines de spécialité que sont l’Economie, le Droit et le Développement durable.

En effet, l'Economie est considérée comme la Science des choix, choix aux lourdes conséquences sociales techniques mais aussi environnementales, pour notre monde de rareté.

Le Droit, qu’il soit national, européen ou international encadre de plus en plus l'Economie et n'est pas neutre non plus quant aux externalités économiques, sociales et environnementales qu'il génère à son tour.

Quant au Développement durable, il est devenu un enjeu sociétal dans la mesure où il touche aussi au mode de croissance qui doit être soutenable pour les hommes et la planète et aux choix de société qui en découlent.

Ces questionnements et réflexions sont ceux de notre Département et nourrissent notre pédagogie. Elles sont au cœur du débat économique. Dans quelle société souhaitons-nous vivre ?

Notre journal paraîtra tous les 2 mois. Il intégrera des approches conjoncturelles et des réflexions plus approfondies avec un Dossier, pour ce premier numéro : "les retraites".

 

Martine Peyrard-Moulard

Billet d’humeur

Dr Nathalie Costa
Dr Nathalie Costa

L’année dernière, le nouvel an célébrait le retour de J-M. Keynes. Si bien que les gouvernements qui se réclament d’être libéraux ont fait appel aux politiques raisonnées et raisonnables de celui auparavant vilipendé. En cherchant à appliquer des recettes – lui qui expliquait précisément que la politique économique ne pouvait s’inscrire dans un livre de cuisine – le monde semble avoir échappé à la catastrophe.

L’année 2010 a remisé la pensée keynésienne pour laisser place à des débats stériles sur les déficits, et donc les restrictions, sur la hausse des impôts, la création de nouvelles taxes, etc.

Etre libéral en période prospère, être interventionniste en période de crise, c’est ce que préconisait J-M. Keynes. Cela laisserait sous-entendre que la crise est terminée ! Or, quel critère Keynes retenait-il ?

Sa lutte consistait à combattre le seul mal qui ronge une société : le chômage. Or, aujourd’hui, nous recensons 4 millions de chômeurs et nous sommes donc bien loin des performances attendues !

La priorité reste le chômage et pourtant, on se satisfait de résultats médiocres qui, tant qu’ils resteront à ce niveau, ne permettront pas à l’Etat de se désengager ! Etre libéral est au prix, nous semble-t-il, de la réduction drastique du chômage, et sans tromperie ! Là, l’Etat sera crédible sur sa volonté de ne pas intervenir dans l’économie. Est-ce bien là toutefois son vrai désir ?

Nathalie Costa

Sommaire

1- Editorial

1- Billet d’humeur

1- Trois Nobel pour un prix

2- Dossier : Retraites : la difficile réforme

3- 2011, année………….erratique !

3- La guerre des monnaies et l’Euro

4- Le livre du mois : JM. Keynes, O. Launay et N. Costa

4- Note de conjoncture

Trois Nobel pour un prix !

P. Diamond (MIT), D. Mortensen (Northwestern University) et C. Pissarides (LES) sont les trois lauréats du prix de la Banque de Suède en Sciences Economiques en mémoire d’Alfred Nobel. Leurs travaux portent sur le marché du travail sur lequel l’information n’est pas parfaite, d’où des coûts, ceci pouvant s’appliquer à d’autres marchés. Avec leur recherche, la question se pose désormais en termes de flux d’offres de salaire et de demande d’emplois déterminant alors le niveau de l’emploi. L’actualité de cette question explique sans doute cette récompense.

Nathalie Costa