L’E3D

Le journal de l’Economie, du Droit et du Développement durable

n°2
Date : 15/03/2011
Fondé par le Département E3D de l’EBS

Confucius : Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide.

Editorial

Dr Martine Peyrard-Moulard
Dr Martine Peyrard-Moulard

Une nouvelle année qui s’annonce est toujours pleine de promesses et de bonnes résolutions et des souhaits de bonheur et de prospérité sont alors formulés, témoins de l’espérance en cette « renaissance ». Il semblerait que 2011 ne se conforme pas à cette règle.

Les français sont parmi les plus pessimistes au monde au sujet de leur avenir et de celui de leur pays : en janvier, un sondage BVA fait apparaître que 61% des français interrogés ont déclaré que la nouvelle année serait une année de « difficultés », la moyenne mondiale se situant à 28% et les plus confiants se trouvant en Irak, en Afghanistan ou au Vietnam.

Est-ce la disparition des valeurs de solidarité, les difficultés de l’Etat-Providence, la faible croissance en Europe et le chômage qui l’accompagne, la concurrence pour les ressources et notamment pour les « terres rares » futur objet de litiges internationaux, le vieillissement des populations et ses conséquences économiques, sociales et financières, et les turbulences internationales, qui se traduisent alors par une peur de l’avenir et du déclin et donc aussi par la « petite place » que la société française laisse à sa jeunesse (dossier de ce numéro) ?

 

Dr. Martine Peyrard-Moulard
Professeur d’Economie
Responsable du Département Economie, Droit et
Développement durable

Billet d’humeur

Dr Nathalie Costa
Dr Nathalie Costa

Il paraît que la France n’aime pas ses jeunes...

On pourrait tout autant dire qu’elle n’aime pas ses vieux… Mais comme les vieux font tout pour rester jeunes… On se dit que l’on doit bien les aimer un peu !

Mais qu’aime-t-on au juste ? Leur seule jeunesse ? Mais la jeunesse passe et parfois elle est malheureuse… On leur envie leur jeunesse, alors… Ce qui signifie que la nôtre était heureuse ? Tant mieux, mais de là à vouloir rester jeune, tout le monde sait que c’est impossible… ça ne fait rien ! On continue d’acheter des crèmes ridicules censées prolonger la jeunesse, on fait de l’exercice, on croit pouvoir continuer comme à 20 ans ! Et puis, boum !!!

La jeunesse d’aujourd’hui est condamnée de tous les maux, elle a souffert de toutes les réformes éducatives qui ont produit nombre d’absurdités en tous genres au nom de la modernité et d’une soi-disant innovation, et puis, aujourd’hui, elle est exploitée par des entreprises qui n’assument plus leurs responsabilités… Non, non, décidément, mieux vaut être vieux et à la retraite que jeune et en recherche d’emploi…. Vive les crèmes qui donnent un petit air mature, un peu défraîchi, suranné même ; notre société revient à des valeurs anciennes que les jeunes ne comprennent même plus, d’autant qu’ils ont du mal à penser des valeurs !!!! On a tout fait pour et maintenant on n’aime pas les jeunes. Décidément, Desproges avait raison : « Non aux jeunes ! »

Dr. Nathalie Costa
Professeur d’Economie et de Développement durable

Sommaire

1- Editorial
1- Billet d’humeur
1- Un G20, vain ??
2- La situation des jeunes en France
3- Les terres rares... L’enjeu technologique et écologique du XXI°siècle
3- La liberté d’expression des salariés sur facebook
4- La poitrine invisible du marché
4- Finance mondiale et nationale
5- Le livre du mois
5- L'Europe, grande, fragile et inégalitaire

Un G20, vain ??

Mi février 2011, le G20 finances se réunit à Paris pour tenter de dresser une liste d’indicateurs économiques permettant de mieux prévenir les déséquilibres mondiaux (solde courant, taux de change réels, réserves de change, déficit et dette publique…) mais pas d’objectifs chiffrés ! Le consensus est difficile à obtenir, certains comme la Chine ou l’Allemagne notamment émettent des objections, s’opposent aux objectifs quantitatifs et bloquent les négociations.

La France atteindra-t-elle son objectif de réforme du Système monétaire international (SMI), de stabilisation des cours des matières premières, d’amélioration de la gouvernance mondiale ? Il est permis d’en douter.

Dr. Martine Peyrard Moulard